Des qualifications à Malabo jusqu’à Abidjan : les SAO ont écrit une nouvelle page du basketball tchadien
Une campagne qui dépasse le simple classement
Le Tchad a terminé l’AfroBasket U18 2026 à la 8ᵉ place parmi les douze nations engagées, au terme d’une campagne commencée à Malabo, en Guinée équatoriale, et achevée à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Derrière ce classement se trouve une aventure beaucoup plus significative pour le basketball tchadien, marquée par une qualification conquise dans la Zone 4, deux victoires en phase de groupes, une accession historique aux quarts de finale, l’émergence de plusieurs jeunes talents et surtout la confirmation qu’une génération formée en grande partie dans les compétitions nationales peut désormais se mesurer aux meilleures écoles africaines. Cette campagne a également été portée par l’engagement de la Fédération Tchadienne de Basketball, l’accompagnement des pouvoirs publics, le travail quotidien des clubs et des ligues, ainsi que par un soutien populaire qui a accompagné les SAO bien au-delà des parquets d’Abidjan.
Malabo, là où l’histoire a commencé

La première étape de cette aventure se déroule à Malabo lors des éliminatoires de la Zone 4. Le Tchad débute par une défaite courte face à la République du Congo, 68-65, mais cette entrée manquée ne remet pas en cause la dynamique collective. Les jeunes SAO vont immédiatement réagir et enchaîner cinq victoires consécutives, terminant la campagne qualificative avec cinq succès pour une seule défaite. Après avoir notamment battu le Gabon 84-81, ils retrouvent la République du Congo en demi-finale et s’imposent 52-46 avant de dominer largement le Gabon en finale, 85-58, décrochant ainsi leur qualification pour l’AfroBasket U18.
Yaya Ngaba, le moteur d’une qualification historique

Cette première partie de l’aventure porte largement la signature de Yaya Ngaba, dont les performances à Malabo ont rapidement attiré l’attention. Le capitaine tchadien affiche une moyenne de 24,2 points, 22,8 rebonds, 3,8 contres et 3 interceptions, avec une évaluation moyenne de 38,4, terminant meilleur rebondeur et meilleur joueur à l’évaluation des éliminatoires avant d’être désigné MVP et retenu dans le cinq majeur. En cinq rencontres, il totalise 121 points, 114 rebonds, 19 contres et 15 interceptions, avec une finale particulièrement spectaculaire contre le Gabon au cours de laquelle il compile 27 points, 28 rebonds et 49 d’évaluation, tandis que Mahamat Aka Ousmane inscrit 24 points et Junior Djibrine 16.
Une qualification construite par le basketball local
L’un des éléments les plus importants de cette campagne qualificative réside dans l’origine des joueurs. À Malabo, Yaya Ngaba est le seul élément de la sélection à évoluer à l’extérieur du Tchad, avec Espoir Basket Club au Gabon, alors que la majorité du groupe évolue dans les compétitions nationales. Allasra Axauce Nanemadji, originaire de Bongor dans le Mayo-Kebbi Est, représente Espoir de Bongor, tandis que les autres joueurs sont principalement issus des clubs de la Ligue Provinciale de Basketball de N’Djamena. Le succès régional constitue donc une véritable récompense pour le travail effectué dans le championnat tchadien et dans les structures de formation locales.
Des clubs qui alimentent la sélection nationale
La liste des joueurs engagés dans cette aventure permet de mesurer la diversité du vivier national. Junior Djibrine et Nguinano Bani Nanga Menelik évoluent aux Lamantins, Timothée Ndohoudou et Christopher Njerassem à Amtock City, Mahamat Aka Ousmane et Gang-Non Emmanuel Degoto à l’USV Basket, Nguemadem Watson à Bourgeon, Mbaïadoum Adrien Djetesse à Warrior et Koumankang Younous Dingao à Sahel King, tandis qu’Allasra Axauce porte les couleurs d’Espoir de Bongor et Yaya Ngaba poursuit son développement au Gabon. Cette représentation de plusieurs clubs montre que la sélection nationale ne repose pas sur une seule structure, mais sur un réseau de formations qui contribue progressivement à alimenter les équipes nationales.
Le rôle essentiel de la Ligue Provinciale de N’Djamena

Cette réussite appelle naturellement un clin d’œil à la Ligue Provinciale de Basketball de N’Djamena et à son président Mario Ngadi, dont la structure constitue l’un des principaux réservoirs de cette génération. Les compétitions provinciales offrent aux jeunes joueurs le cadre nécessaire pour accumuler du temps de jeu, se confronter à la compétition et être identifiés par les sélectionneurs. Lorsque plusieurs joueurs issus de cette ligue se retrouvent quelques mois plus tard sur la scène africaine, c’est aussi le travail réalisé dans les salles et les championnats de N’Djamena qui trouve une forme de reconnaissance.
Une sélection renouvelée pour Abidjan

L’équipe qui arrive à Abidjan présente toutefois un visage légèrement différent de celle qui avait remporté les qualifications. Certains joueurs présents à Malabo ne figurent plus dans le groupe final, alors que de nouveaux éléments rejoignent la sélection, signe que le staff technique a continué à observer et à élargir le réservoir disponible. Parmi ces nouveaux profils figure Malik Adam Abiat, qui porte le numéro 0 et évolue actuellement à Brissac Aubance Basket en France. Son intégration témoigne également de l’intérêt croissant porté aux jeunes joueurs tchadiens évoluant à l’étranger, sans modifier le caractère majoritairement local de la sélection.
Une entrée en matière difficile avant la réaction des SAO

À Abidjan, les SAO débutent leur campagne dans le groupe A face au pays hôte, la Côte d’Ivoire, et s’inclinent lourdement 104-51. Ce premier rendez-vous met immédiatement en évidence l’écart d’intensité et de profondeur qui sépare encore le Tchad des sélections les mieux structurées du continent, mais les jeunes Tchadiens ne se laissent pas déstabiliser par ce revers. Ils affrontent ensuite le Nigeria, qu’ils battent 59-50, avant de confirmer leur redressement face à l’Égypte, dominée 73-53. Avec deux victoires consécutives après leur revers inaugural. Avec deux succès en trois rencontres, les SAO terminent leur phase de groupes avec suffisamment de garanties pour accéder aux quarts de finale, réalisant ainsi l’une des performances les plus importantes de leur campagne continentale..
Le Cameroun révèle les limites du collectif tchadien
Le quart de finale contre le Cameroun représente le principal tournant sportif de la campagne. Face à une équipe plus dense physiquement et disposant de plusieurs joueurs de grande taille, le Tchad rencontre des difficultés à maintenir son efficacité offensive et à contenir l’impact intérieur adverse. Le Cameroun parvient également à limiter considérablement l’influence de Yaya Ngaba, qui accumule quatre fautes dès la première mi-temps, ce qui réduit son agressivité et oblige le staff à gérer minutieusement son temps de jeu. Revenu sur le parquet après avoir été fortement limité au troisième quart-temps, le capitaine termine avec cinq fautes et seulement 25 minutes et 22 secondes de jeu. Sans son principal point d’ancrage, le Tchad finit par céder et s’incline 77-49, une rencontre qui met en évidence la nécessité pour l’équipe de développer davantage de solutions lorsque son meilleur joueur est neutralisé.
L’Égypte, un match perdu dans les dernières possessions
La bataille pour le classement conduit ensuite les SAO à retrouver l’Égypte, dans une rencontre radicalement différente du premier affrontement. Le Tchad reste au contact pendant toute la partie et possède encore une avance de 59-57 dans les dernières minutes, mais l’Égypte trouve les ressources nécessaires pour renverser la situation et terminer sur un 8-0 qui lui offre une victoire 65-59. Cette rencontre aura illustré l’un des axes de progression de cette jeune équipe : apprendre à mieux gérer les possessions importantes, les dernières minutes et les situations de forte pression lorsqu’un match peut basculer sur deux ou trois actions.
Madagascar conclut la campagne
Le dernier rendez-vous face à Madagascar pour la 7ᵉ place est plus difficile. Après un premier quart-temps relativement disputé, Madagascar prend progressivement le contrôle du match et augmente son avantage période après période pour finalement s’imposer 69-42. Les Malgaches auront contrôlé le score pendant 33 minutes et 55 secondes, contre seulement 2 minutes et 35 secondes pour le Tchad, avec une avance maximale de 27 points. Harinosy A’Ranty Rasetriarivony réalise un triple-double avec 25 points, 12 rebonds et 10 passes décisives, tandis que le Tchad est porté offensivement par Mahamat Aka Ousmane, meilleur marqueur de l’équipe sur cette rencontre avec 11 points.
Yaya Ngaba termine parmi les références du tournoi

Sur le plan individuel, Yaya Ngaba confirme à Abidjan les qualités entrevues à Malabo. En six matchs, le capitaine totalise 104 points, 79 rebonds, 12 passes décisives, 11 interceptions et 19 contres, avec une évaluation cumulée de 148. Sa moyenne de 17,3 points et 13,2 rebonds par match lui permet de terminer meilleur rebondeur de l’AfroBasket U18 2026, tout en figurant dans le Top 5 des joueurs de la compétition. Pour un joueur qui évolue au Gabon, cette performance représente également une vitrine importante et confirme son potentiel au niveau continental.
Junior Djibrine, la deuxième force intérieure

Junior Djibrine, joueur des Lamantins, termine avec 77 points, 43 rebonds et 15 passes décisives en six rencontres, soit 12,8 points et 7,2 rebonds de moyenne. Son activité dans la raquette a constitué un complément important à Yaya Ngaba et lui a permis de prendre davantage de responsabilités lorsque le capitaine était en difficulté ou contraint de quitter le parquet. Sa progression sera particulièrement intéressante à suivre dans les prochaines compétitions nationales et internationales.
Timothée Ndohoudou, le créateur du jeu

Avec 50 points, 30 rebonds et surtout 26 passes décisives, Timothée Ndohoudou s’est affirmé comme l’un des principaux organisateurs du jeu tchadien. Le joueur d’Amtock City termine avec une moyenne de 4,3 passes par rencontre, ce qui souligne son importance dans la construction offensive. Dans une équipe qui a parfois souffert lorsque les défenses adverses parvenaient à fermer l’accès à la raquette, sa capacité à créer et à faire circuler le ballon représente une qualité essentielle pour la suite.
Mahamat Aka Ousmane, une arme extérieure

Mahamat Aka Ousmane, de l’USV Basket, apporte une autre dimension au collectif avec 49 points et 23 rebonds sur l’ensemble du tournoi. Son tir extérieur constitue une solution complémentaire au jeu intérieur des SAO, avec sept paniers à trois points inscrits sur vingt-trois tentatives. Son expérience des qualifications, marquée notamment par ses 24 points en finale contre le Gabon, lui a permis d’arriver à Abidjan avec un rôle déjà bien défini dans la rotation.
Un collectif porté par plusieurs générations de clubs

Les autres joueurs ont également contribué selon leurs rôles et leurs temps de jeu. Allasra Axauce Nanemadji termine avec 23 points et 21 rebonds, Nguinano Bani Nanga Menelik avec 15 points et 8 rebonds, Nguemadem Watson avec 3 points et 15 rebonds, tandis que Christopher Njerassem et Mbaïadoum Adrien Djetesse inscrivent chacun 4 points. Gang-Non Emmanuel Degoto apporte 4 points et Koumankang Younous Dingao termine avec 1 point. Derrière les principales statistiques individuelles se dessine donc une équipe composée de profils différents, dont plusieurs ont découvert ou approfondi leur expérience du très haut niveau africain.
Asnal Alain Noubaramadje, le chef d’orchestre de la campagne

À la tête des SAO U18, Asnal Alain Noubaramadje, Head Coach, a accompagné le groupe dans une campagne où le niveau de difficulté n’a cessé d’augmenter entre les qualifications de Malabo et la phase finale d’Abidjan. Son travail a notamment consisté à construire un collectif à partir de joueurs provenant de plusieurs clubs et à intégrer les nouveaux éléments venus renforcer le groupe pour l’AfroBasket. La réaction après la défaite initiale contre la République du Congo à Malabo, puis l’enchaînement de cinq victoires pour décrocher la qualification, témoignent de la capacité de l’équipe à se réorganiser et à progresser au fil de la compétition.
À Abidjan, Noubaramadje a dû composer avec une réalité différente, face à des sélections disposant d’un avantage physique et d’une profondeur de banc parfois supérieurs. Après la lourde défaite contre la Côte d’Ivoire, le staff a su remobiliser les joueurs pour obtenir deux victoires consécutives contre le Nigeria et l’Égypte, permettant au Tchad d’atteindre les quarts de finale. La gestion de Yaya Ngaba, les rotations, l’utilisation des différents profils et les adaptations nécessaires selon les adversaires ont constitué autant de défis auxquels le technicien tchadien a été confronté durant cette aventure.
Innocent Ngana Maoudotou, dans l’accompagnement technique

Aux côtés du Head Coach, Innocent Ngana Maoudotou, Assistant Coach, a participé à l’encadrement quotidien du groupe et à la mise en place du projet technique. Son rôle dans la préparation des rencontres, l’observation des adversaires, l’accompagnement des joueurs et les ajustements effectués pendant les matchs s’inscrit dans un travail collectif indispensable à ce niveau de compétition. Dans une sélection jeune, où plusieurs joueurs disputaient leur première grande compétition internationale, la capacité du staff à maintenir la cohésion et à préparer les joueurs aux différentes situations de match était particulièrement importante.
Un staff qui repart avec une expérience précieuse

Le parcours de Malabo à Abidjan constitue également une expérience considérable pour le duo Asnal Alain Noubaramadje – Innocent Ngana Maoudotou. Les confrontations face à la Côte d’Ivoire, au Nigeria, à l’Égypte, au Cameroun et à Madagascar ont permis au staff tchadien de mesurer les exigences du haut niveau U18 africain, aussi bien sur le plan tactique que physique et organisationnel. La défaite en quart de finale, notamment, aura mis en évidence la nécessité de disposer de davantage de solutions lorsque le principal joueur est limité par les fautes, tandis que les matchs de classement ont souligné l’importance de la gestion des fins de rencontre. Ces enseignements constituent désormais une base de travail précieuse pour la suite du développement de cette génération et, plus largement, pour la formation des jeunes basketteurs tchadiens.
DCT Camp et les autres initiatives qui accompagnent cette génération

Cette progression mérite également un clin d’œil au DCT Camp, qui s’est progressivement imposé comme un espace important de détection, de perfectionnement et de développement du basketball tchadien. À travers ses camps, ses entraînements, ses clinics pour les entraîneurs, ses activités de détection et son exposition des jeunes talents, l’initiative participe à l’élargissement de l’écosystème autour des joueurs. Le parcours des SAO rappelle ainsi que la performance d’une sélection nationale se construit bien avant le tournoi, dans les clubs, les ligues, les académies, les camps et les différents programmes qui permettent aux jeunes de travailler leurs fondamentaux et de découvrir des exigences nouvelles.
La Fédération Tchadienne de Basketball au centre du projet national
Cette campagne ne peut évidemment pas être dissociée du travail de la Fédération Tchadienne de Basketball, qui a porté le projet de la sélection et permis au Tchad de participer aux différentes étapes de la compétition. De la préparation des qualifications à la gestion de la participation à l’AfroBasket, l’encadrement fédéral, le staff technique, les dirigeants et les différentes composantes de la sélection ont contribué à cette aventure. La performance d’Abidjan doit donc être considérée comme le résultat d’un effort collectif qui implique la Fédération, les clubs, les ligues, les entraîneurs, les joueurs et l’ensemble des acteurs qui font vivre le basketball tchadien.
L’accompagnement du gouvernement et le soutien du peuple tchadien
Cette aventure n’aurait pas eu la même portée sans l’accompagnement des pouvoirs publics et le soutien populaire qui a accompagné les SAO. La participation à une compétition continentale de cette envergure nécessite des moyens, une organisation et un accompagnement institutionnel, et l’engagement du gouvernement a constitué un élément important dans la réalisation de cette campagne. Dans le même temps, les résultats de l’équipe ont suscité un véritable engouement auprès du public tchadien, qui a suivi les rencontres, partagé les performances des joueurs et manifesté sa fierté malgré les difficultés rencontrées en fin de tournoi. Cette mobilisation populaire démontre que le basketball possède au Tchad un potentiel important en matière d’adhésion et d’identité sportive.
Une campagne qui révèle surtout un potentiel à structurer
L’enseignement principal de Malabo et d’Abidjan ne réside donc pas uniquement dans les résultats, mais dans la qualité du potentiel révélé. Une équipe majoritairement constituée de joueurs évoluant au Tchad a remporté les qualifications de la Zone 4, battu deux grandes nations comme l’Égypte et le Nigeria en phase de groupes et atteint les quarts de finale de l’AfroBasket U18. Les difficultés rencontrées contre la Côte d’Ivoire, le Cameroun et Madagascar montrent cependant que l’écart reste important avec les programmes les plus structurés du continent. La prochaine étape devra donc consister à transformer cette expérience internationale en progression durable, notamment grâce à davantage de compétitions, de confrontations internationales, de formation des entraîneurs et d’accompagnement individuel des joueurs.
Le véritable enjeu commence maintenant
La réussite de cette génération impose désormais de réfléchir à l’après-Abidjan. Les joueurs doivent continuer à bénéficier d’un environnement compétitif, les clubs doivent être accompagnés dans leur travail de formation, les ligues doivent poursuivre leur structuration et les meilleurs éléments doivent pouvoir accéder progressivement à des championnats plus relevés. Le parcours de Yaya Ngaba au Gabon et celui de Malik Adam Abiat en France montrent déjà deux voies possibles, tandis que les performances des joueurs évoluant au Tchad démontrent que le championnat local possède encore une marge de progression considérable.
Media Sport 235 veut accompagner cet élan
En tant que média engagé depuis plusieurs années dans la promotion du sport tchadien, Media Sport 235 entend également prendre sa part dans cette dynamique. Notre disponibilité est entière pour travailler aux côtés de la Fédération Tchadienne de Basketball, de la Ligue Provinciale de N’Djamena, des clubs, des académies, des camps de formation, des entraîneurs et de l’ensemble des dirigeants qui œuvrent au développement de la discipline. À travers la production de contenus, la valorisation des joueurs et des clubs, la documentation des compétitions, la mise en lumière des jeunes talents et la réflexion autour de nouveaux outils de suivi et de promotion du basketball tchadien, Media Sport 235 souhaite apporter sa contribution à cet élan de progression, avec une ambition simple : que les performances de cette génération deviennent le début d’une construction durable et non un simple épisode isolé.
De Malabo à Abidjan, une porte désormais ouverte

Les SAO U18 2026 repartent finalement d’Abidjan avec une 8ᵉ place, mais surtout avec une expérience qui pourrait servir de fondation à la suite. Malabo a offert la qualification, Abidjan a permis de mesurer le niveau réel du Tchad face à l’élite africaine, Yaya Ngaba a confirmé son statut de meilleur rebondeur du tournoi, plusieurs jeunes joueurs ont gagné une expérience précieuse et les clubs ainsi que les structures locales ont démontré leur capacité à alimenter une sélection compétitive. Avec la Fédération Tchadienne de Basketball, la Ligue Provinciale de N’Djamena, les clubs, DCT Camp, le gouvernement, les acteurs privés et un public qui a répondu présent, le basketball tchadien dispose désormais de plusieurs pièces pour construire la suite. La campagne est terminée, mais l’histoire, elle, ne fait peut-être que commencer.